BIOGRAPHIE

Léopold Gilloots-Laforge est lauréat de plusieurs concours : le concours international d'Art lyrique jeunes espoirs de l'Opéra Grand Avignon (Prix de l'Avant-Scène opera de Neuchâtel, 2019 ainsi que le prix de la banque Chaix, 2016) ; le concours international Jeunes Talents de Normandie (Lauréat de la catégorie "Excellence", 2019) ; le concours international d'Art Lyrique de la ville de Marmande (Prix Jeune espoir, 2018) ; le concours international d'Art Lyrique de la ville de Bordeaux (Prix Jeune espoir, 2018) ; le concours international d'Art Lyrique d'Arles (Deuxième prix homme ainsi que le prix du Centre Français de Promotion Lyrique, 2017).

 

Léopold a pu travailler avec des artistes de renom, tels les chefs Roland Hayrabedian, Joël Suhubiette, Catherine Simonpietri, Benoit Haller, François Bazola, Victor Jacob et Alexis Duffaure ; les metteurs en scène François de Carpentries, Karine Van Hercke, Catherine Dune et Didier Girauldon ; les compositeurs Denis Levaillant, Bruno Ducol et Caroline Marçot ; le claveciniste Stéphane Béchy et la pianofortiste Laure Colladant.

 

En 2019 il fait ses débuts au Grand Théâtre de Tours dans l’Enchanteresse de Didon et Énée d’Henry Purcell, dirigé par François Bazola et à l'Opéra national de Montpellier en 2019, dans un récital consacré à WA. Mozart, dirigé par Victor Jacob. Il débute également à l'Opéra de Massy, à l'occasion de la création de plusieurs productions, dont Masculin/Féminin ; Mozart, ça va vous chante ? et Offenbach, le bus opérette, crées par la metteur en scène Frédérique Lombart et dirigé par Franck Chastrusse-Colombier.

 

Très attaché  à  défendre le répertoire contemporain, il créera avec la pianiste Juliette Journaux en octobre 2020, le récital L'Envol de l'aube ou l'aube volée,  destiné à promouvoir la musique de compositeurs contemporains travaillant principalement en France (P. Hersant, MA. Dalbavie, B. Menut, N. Bacri, T. Adès, et L. Petitgirard).

En novembre 2020, il créera et enregistrera la pièce Tombeau de Gesualdo de Denis Levaillant sous la direction de Roland Hayrabedian avec l'ensemble Musicatreize.

En 2018 Il participe à  la création de l'œuvre musicale Torquemada de Michel Sidoroff, mis en musique par Caroline Marçot et enregistrée en 2018 sur France Culture.

Passionné par le répertoire sacré, il a eu l’occasion d’interpréter en novembre 2019 à la salle Bourgie de Montréal un programme varié d’airs de cantates de JS. Bach avec l’ensemble la Chapelle Rhénane, dirigé par Benoit Haller.

En mars 2021, il sera l'alto solo de la Passion selon Saint-Jean de JS. Bach dans une production d'Opéra nomade, dirigé par Amaury du Closel.

 

Léopold est formé depuis 2015 par la soprano Sophie Hervé.  

Il a achevé sa formation chorale en intégrant pendant deux ans la Maîtrise de Notre-Dame de Paris, dirigée durant cette période par Lionel Sow. Il a également pu participer aux masterclasses de Margreet Hönig, Anne le Bozec, Semjon Skigin. Au sein de cette formation il a l'occasion de chanter sous la direction de Gustavo Dudamel, Sir Roger Norrington et Patrick Fournillier.

 

En juin 2021, il fera ses débuts à la Philarmonie de Paris en tant que soliste et récitant dans un projet sur la musique de Peer Gynt d’Edward Grieg dirigé par Julien Leroy et Naomi Morit dans le cadre du projet « DEMOS »

PRESSE

Josée Huger - La Croix

« Lauréat du prix de l’Avant-Scène Opéra de Neuchâtel, le contre-ténor français, Léopold Gilloots-Laforge définit d’une manière subtile et appliquée sa charmante et chaude voix, homogène et ample. Il conquiert le public avec l’air du froid de Purcell. »

 

Marjorie Cabrol - Olyrix

Concours international Jeunes espoirs Raymond-Duffaut, 2019

Un petit vent de fraîcheur souffle avec le jeune contre-ténor français Léopold Gilloots-Laforge,  qui décroche de Deuxième prix "Homme". Il fait d'abord preuve d'une musicalité exemplaire et d'une grande vélocité sur les redoutables passages d'agilité de "Venga pur, minacci e frema" (Mitridate de Mozart). Sa ligne vocale, conduite avec élégance sur le souffle, fait ensuite merveille dans l'élégiaque "Laissez-vous toucher par mes pleurs" (Orphée et Eurydice de Glück.

 

François Jestin - Opéra Magazine

Concours international de la ville d'Arles, 2017

"Allez, il me faut avouer que mon coup de cœur est allé au contre-ténor Léopold Gilloots-Laforge, qui nous fit une très musicale Fledermaus, même s’il montra moins de maitrise dans L’Olimpiade de Vivaldi, assurant néanmoins  une vraie prise de risque qu’on souhaiterait plus fréquente dans ce genre de concours."

- Concours international de l'opéra du Grand Avignon, Raymond Duffaut, 2016

Roseline Bachelot - Forum Opéra

ALESSANDRO MORESCHI, L'ANGE DE ROME

Marie Chartron

Chemin de Voix

Une histoire particulière,

un récit documentaire en deux parties

S’intéresser à Alessandro Moreschi, c’est s’attacher à ce que la majorité des musicologues considèrent avec un certain mépris comme un fossile vivant, évacué au détour d’une note de bas de page, raconte le contre-ténor Nicholas Clapton.
Décédé en 1922 à Rome dans un relatif oubli, Moreschi est celui que l’histoire désignera comme le dernier castrat, surnommé l’Ange de Rome après avoir chanté le rôle du Séraphin dans Le Christ au Mont des Oliviers de Beethoven. Un homme effacé à la voix que l’on décrit comme étrangement belle, entièrement voué à son art, peu conforme aux portraits des grands castrats de l’époque baroque brossés en personnages capricieux et brillants.

Né en 1858 - année de l’apparition de la Vierge à Lourdes, castré sans doute en 1867 - année où Karl Marx publie Le Capital, il chantera jusqu’en 1913 dans le chœur papal de la Chapelle Sixtine, quelques pas de côté dans la vie profane le conduisant à de rares occasions jusque dans les salons romains ou sur les scènes musicales.